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Le mois d'août est déjà derrière nous. L'occasion de faire le point sur le début de cette rentrée littéraire. Depuis plusieurs années, je vous propose dès le mois d'août une critique du petit dernier d'Amélie Nothomb. Cette année, l'auteure belge nous a proposé "Le Crime du comte Neville". Et pour une fois, ce n'est pas la critique de ce livre qui vous a amenés à visiter ce blog. Je dirais plutôt que vous avez déboulé en recherchant des informations sur la sortie du nouveau livre de Christine Angot. Et pour cause! Publié aux éditions Flammarion, il était initialement placé en librairie à 30.000 exemplaires. Mais avec "Un amour impossible", elle parvient tellement à faire parler d'elle que son éditeur a d'ores et déjà décidé de le réimprimer.

Christine Angot fait donc sa rentrée et le fait savoir. Certains adorent, d'autres détestent mais tous parlent de ce livre qui devient déjà un phénomène. Bibliobs ne sait pas comment se positionner et va jusqu'à publier l'avis de Jacques Drillon qui parle de "monumentale platitude" ET de Marc Weitzmann qui en fait une critique admirable et admirablement bien construite. 

Car cette fois, Angot revient (encore et toujours) avec un roman largement inspiré de sa vie privée, de son enfance en particulier, mais en mêlant réalité (souvenirs) et fiction. "Ce qui compte, c'est la vérité du texte. Là, je suis allée me faire maquiller : je suis encore vraie?", confiait-elle chez Ruquier ce 29 août. Elle y raconte l'histoire de Rachel (sa mère) et Pierre (son père), leur rencontre, leur histoire d'amour, leur histoire tout court. Mais surtout Rachel. Angot parle de sa mère avec tendresse, justesse sans doute. Dans l'émission "On n'est pas couché" de ce week-end, Léa Salamé résume en ces mots : "Le portrait de mère est magnifique mais c'est un portrait de femme déplorable". 

Certains seront lassés de retrouver Christine Angot au coeur de son roman. Une Christine blessée, bafouée, encore et toujours victime d'inceste. D'autres trouveront un intérêt certain à découvrir les personnages qu'elle livre cette fois. Car l'écriture est pour elle une thérapie, comme pour beaucoup d'autres auteurs sans doute. Au fil des années, les blessures cicatrisent, la compréhension des chose évolue. Les mots pour en parler aussi, inévitablement. 

Ce qui est sûr, c'est qu'Angot fait parler d'elle, et ça fait du bruit. Au point de couvrir la rumeur de la sortie du Nothomb. C'est à noter.

Tag(s) : #Billets d'humeur

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