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l'imperatriceNée un soir de Noël 1837, Elisabeth a 15 ans seulement lorsqu'elle rencontre son cousin François-Joseph, de 8 ans son ainé. C'est le coup de foudre immédiat et les fiançailles ne se font pas attendre. Lorsque leurs regards se croisent, la petite Duchesse en Bavière ne se doute pas à quel point son destin va basculer et se lier de manière irréversible à celui de l'Empire Autrichien. Jusqu'à ce terrible 10 septembre 1898, sa vie ne sera qu'une succession de drames et de combats menés contre sa belle-mère, pour sa liberté, contre son propre corps, ou pour la cause hongroise.

Lorsqu'elle épouse l'Empeur d'Autriche, Elisabeth renie son rôle de femme et fait naitre en elle une Impératrice. Dès les premières années de son règne, sa belle-mère la fait passer au second plan à la cour, lui enlève ses enfants, la ridiculise. Sissi en sort meurtrie, moins sûre d'elle encore qu'au paravent. Partout les espions de la "Vraie Impératrice" la surveillent, rapportent ses moindres faits et gestes. Sissi étouffe, sa Bavière natale et la liberté paternelle lui manquent. Alors elle fuit. Madère, Curfou, Bad Ischl : rien n'est assez loin de Vienne et de la vie à la cour. Ailleurs, Sissi reprend goût à la vie, voyage, découvre, s'épanouit. Elle s'instruit, veut comprendre les gens en apprenant leur langue et leur histoire. Elle se prend de passion pour la Hongrie, ce peuple brimé et tant haït par sa belle-mère. Elle s'en fait sa partie d'adoption et défend la cause des hongrois auprès de l'Empereur. Après des années d'efforts, son rêve devient réalité : le sort de la Hongrie se retrouve lié à celui de l'Autriche, l'Aigle à deux têtes est créé. La voilà Reine de Hongrie.

François-Joseph et Elisabeth : rarement un couple a été si mal assorti. Ils sont incapables de se comprendre. Il vit de manière militaire, s'attelant à sa tâche avant même le lever du soleil. Elle vit en amazone, passionnée de poésie et d'équitation. Pourtant ils s'aiment, au prix de grands sacrifices. Mais leurs différences les séparent parfois et Elisabeth a besoin de sentir qu'elle plait. Alors elle séduit, et s'enflamme parfois. Ces instants de rêve, qu'elle ne vit qu'en pensée et par courrier, lui permettent de s'évader un peu encore. Et puis la vie, les drames la rattrappent. Elle perd deux enfants, des soeurs, son beau-frère dont elle était si proche. La même année, elle perd son fils unique, son père, sa soeur préférée, son cousin Louis II de Bavière et l'homme qu'elle aime en secret. Dès lors, elle ne quitte plus le noir. Sa passion pour la mort la hante.  

Obsédée par son physique, elle invente l'anorexie et les régimes dissociés. Elle fait installer une salle de gym au palais Impérial et collectionne les photographies des plus belles femmes que les ambassadeurs lui rapportent de leurs voyages. Passionnée d'équitation, elle passe des journées entières à cheval, quitte à épuiser les meilleurs cavaliers (elle possèdera les plus belles écuries d'Europe). Fascinée par les voyages, elle fait l'acquisition d'une voiture de train et sillone l'Europe entière, ce qui lui vaut le surnom d'Impératrice-locomotive. Libérale et démocrate avant l'heure, cette femme qui fascina son époque et qui continue d'intriguer connu un destin tragique. La mort la rattrappe le 10 septembre 1898 lorsqu'elle croise la route de Luigi Luccheni, dont le seul but était de devenir célèbre.

Cette biographie romancée fait le point sur de nombreux aspects de la vie d'Elisabeth d'Autriche et est agrémenté de plusieurs documents tels que des lettres écrites à/par François-Joseph ou des poèmes de l'Impératrice.

Les livres dédiés à Elisabeth d'Autriche sont très nombreux. Je vous conseille "Sissi, les forces du destin" de Hortense Dufour. Environ deux fois plus gros, il permet d'aborder d'autres épisodes de sa vie ou d'approfondir certains passages. Très bien écrit et agréable à lire, il satisfera sans doute beaucoup d'entre vous.

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