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doriangray.jpgClassique des classiques, ce livre n'est plus à présenter. Et pourtant, je l'avoue, je ne l'avais encore jamais lu. Peut-être parce qu'il ne m'était jamais tombé dans les mains, ou simplement parce que je n'avais jamais cherché à croiser sa route. Quoi qu'il en soit, le mal est réparé et j'ai fait la rencontre de Dorian Gray à l'occasion de mes trajets en train. Et je n'ai qu'un seul regret : Oscar Wilde n'a pas donné suite à sa carière romanesque.

L'histoire, qui n'est que prétexte, se présente comme suit : un peintre anglais exécute un portrait d'un jeune homme d'une très grande beauté. Prenant conscience de ses attraits physiques et de ce qu'ils ont d'éphémère, il fait le souhait de rester toujours ainsi et que le portrait prenne seul le poids de l'âge et des expériences. Ainsi en sera-t-il. A travers ce conte fantastique, Oscar Wilde nous montre l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus bas dès lors qu'elle n'est pas soumise au regard de la société. Puisqu'il s'agit bien de cela : le portait étant caché, personne ne voit les résultats des actions de Dorian, qu'il s'agisse du poids des années ou de ses méfaits. Son visage dessiné s'aigrit quand sa beauté de chair reste intacte. Et qui pourrait penser qu'un visage si pur puisse cacher une âme si sombre? Alors puisque personne ne les lui reproche, Dorian se laisse aller à tous les travers.

Au-delà du contenu, c'est également la forme qui m'a interpelée. Car Oscar Wilde manie la plume de main de maître et se joue de la langue et des mots avec un charme tout gentleman. Les pages d'escrime verbale sont tout simplement délectables et le livre tout entier est un délice de lecture. Sans oublier les inombrables citations qu'il faudrait noter dans un cahier pour ne jamais les oublier. A lire et relire sans modération.

Tag(s) : #A (re)lire

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